Le survivalisme suscite bien souvent des réactions assez diverses en tout cas il laisse rarement indifférent.  Ce mouvement vise une préparation personnelle à tout type de menaces pouvant impacter la personne qui se prépare appelée « le survivaliste ».

Persuadés que l’Etat ne pourrait pas assurer une réponse efficace en cas de catastrophe majeure et que lui même, appelle les citoyens à se préparer, ils décident de se préparer personnellement à toute éventualité.

En France, les attentats de 2015 renforcent cette conviction car les français comprennent davantage la fragilité de la protection de l’État en cas de crise.

En visant l’auto-suffisance, les survivalistes se préparent aux gestes de premiers secours, aux techniques de survie et à la vie en milieu naturel. Ils s’intéressent notamment à la permaculture, aux énergies renouvelables et à la vie en autarcie. Ce désir d’autosuffisance a en réalité deux objectifs principaux: le premier étant une indépendance de la société et de ses risques. Le deuxième objectif est de vivre en respect avec la nature elle-même.

 

Le survivalisme à travers le monde:

Différents gouvernements ont compris la nécessité d’une préparation personnelle et ont appelé leurs citoyens à se préparer en cas de nécessité.

Suite aux attentats de 2015 le gouvernement français notamment a sorti un site internet afin d’aider les français à se préparer aux risques. En Allemagne en 2016 le gouvernement appelle ses concitoyens à faire des stocks de nourriture pour tenir au moins 10 jours en cas de catastrophe nécessitant un confinement ou impactant la distribution de vivres. Enfin en Suède cette fois une association décide de distribuer des kits de survie aux habitants de Gotland afin que les suédois soient prêts en cas de besoin.

Le survivalisme à travers l’histoire

En 1902 un officier de la marine et éducateur français du nom Georges Hébert, coordonne le sauvetage de 700 personnes d’une éruption volcanique en Martinique. Profondément affecté par cette expérience, il attire l’attention des civils sur une préparation individuelle et développe un mouvement qu’il appelle « l’hébertisme ». Une pratique basée sur un entrainement physique qui permettrait de survivre et d’aider en cas de besoin.

Dans les années 1960, l’inflation ainsi que la dévaluation de la monnaie américaine incite des personnalités à alerter les populations en le conseillant de se préparer en cas de crise majeure.

En 1967, un architecte et écrivain américain du nom de Don Stephens popularise l’idée d’un kit de survie.

Au cours des années 1970, principalement au début de la crise pétrolière de 1973, de nombreux livres abordent le sujet de la survie. C’est le cas notamment du livre de Howard Ruff « Famine et Survie en Amérique ». Mais c’est dans un livre de Kurt Saxon que le terme « survivaliste » a été employé pour la première fois.

Dans les années 1980, John Pugsley publia La Stratégie Alpha, considéré comme une référence par les survivalistes américains.

Dans les années 1990, le bogue de l’an 2000 redonne de la force au mouvement survivaliste. Les événements du 11 septembre 2001 et de la guerre contre le terrorisme n’ont fait que l’accentuer davantage.

Enfin, la crise de 2007-2009 confirme la fragilité du système économique et la nécessité d’une préparation personnelle.

En France, les attentats de 2015 accentuent le mouvement en France qui prennent conscience de l’importance d’une préparation individuelle. En mars 2018 le premier Salon du Survivalisme en Europe ouvre ses porte à Paris.

Source: Wikipedia

Pourquoi le survivalisme est important ?

Nombreuses sont les situations de crise qu’un survivaliste peut tenter d’anticiper et préparer. Tel un État se prépare à travers son armée un survivaliste estime qu’une réponse personnelle à une catastrophe est essentielle. En étant prêt à toute éventualité, le survivaliste se sentira plus détendu face aux événements ce qui le permettra d’agir sans se laisser emporter par ses émotions. Le deuxième point important sera au niveau des secours. Plus il y aura de personnes préparées, plus les secours pourront concentrer leurs efforts sur les personnes ayant véritablement besoin d’aide. Ce qui leur permettra de sauver plus de vies.

Les catastrophes auxquelles les survivalistes se préparent sont multiples et variées. Leur préparation et leur équipement de survie dépendent donc de la situation et de l’environnement dans lequel il évolue. Par exemple, un survivaliste évoluant en milieu urbain n’aura pas la même préparation qu’un autre en milieu rural. Les risques étant différents un survivaliste parisien se préparera à la crue centennale alors qu’un survivaliste habitant près d’une forêt se préparera aux feux de forêts. Les besoins étant très divers les préparations sont très individuelles et souvent même vus comme individualistes.

Cela peut par exemple être :
  • Un incendie domestique
  • Un cambriolage
  • Un accident de la route
  • Crise économique
  • Une coupure informatique ( paralysant ainsi la majorité des entreprises et services publics)
  • Une pénurie de carburant empêchant l’approvisionnement des grandes surfaces.
  • Terrorisme
  • Une catastrophe naturelle

Ce ne sont ici que des exemples mais ils traduisent une partie de la préparation d’un survivaliste. Le survivalisme n’est pas uniquement une course au matériel de survie mais surtout et avant tout une préparation et un savoir que l’on tâche d’acquérir. C’est la connaissance qui donne au survivaliste les moyens d’agir.